4+1

L'Espace Existence a réagi au manque des rencontres et vous a proposé une petite activité masquée 4 + 1 pour continuer le dialogue et la discussion, cet hiver, durant le Covid-19, dans le respect des règles sanitaires. Ces cafés masqués ont eu lieu tous les jeudis à midi, entre 12h00-14h00, sur inscription, même de dernière minute. La Liberté en a parlé en pleine pandémie (cf. article en annexe).

Le télétravail obligatoire ou largement recommandé, en tant que stratégie de réponse au Covid-19, a su aussi révéler quelques effets plutôt positifs malgré le contexte difficile. La diminution des trajets pour se rendre à son endroit de travail a été l’un des ces effets évoqués au début, en tant qu’élément d’amélioration de la qualité de vie de certains travailleurs, tout comme la diminution des émissions de C02 ou la présence (au moins physique) dans les familles avec des enfants de la figure paternelle ou maternelle d’un des deux parents jusque là plus absente. Et voilà que le télétravail semble donc ouvrir des perspectives intéressantes pour la possibilité rêvée de concilier, enfin, l’éternel casse- tête : travail vs vie familiale !

Mais, passées les premières semaines, vous l’avez peut-être constaté, le télétravail commence aussi à se montrer sous ses angles les moins flatteurs : les journées de travail qui débutent un peu plus tard mais que ne finissent jamais vraiment... Car, oui, avec le travail à la maison, la frontière entre le travail et la vie privée se fait de plus en plus mince, voire inexistante. Une fois dépassée la joyeuse sensation de victoire de répondre à ses mails en caleçon ou de faire à manger tout en participant à une visioconférence, la vérité est que les interruptions constantes, les « Silence ! C’est le travail » à table, ou les lectures - interdites avant la pandémie mais désormais presque normales - des messages au lit, commencent à peser.

Finalement (qui l’aurait dit ainsi ?), les collègues nous manquent et répondre à ses mails en pyjama n’a plus le même charme. C’était quand même mieux de le faire dans le train bourré de gens, mais au moins on faisait l’effort de se coiffer et on se chaussait comme quelqu'un qui sort !

Oui ! Finalement, c’est ça : la routine nous manque quoi ! Sauter du lit, chauffer le café, appeler les enfants, se fâcher parce qu’ils ne mangent rien, se laver vite fait et boire un peu de café déjà froid (pas grave, j’en prendrai un au boulot !). Qui cherche Eline ce soir ? Et le dentiste, c’est à quelle heure déjà ?... Prenez la clé ! Moi aussi je vous aime !!! Je file... 

 

Peut être pas si banal de se faire belle ou beau pour aller au bureau, même s’il n’est pas si loin.

 

Les trajets, lorsque ils sont encore raisonnables, les moyens de transports (plutôt les collectifs admettons-le), les repas à l’extérieur parfois, même si on dit toujours qu’ils nous ruinent, et les petites pauses-café entre collègues (bon, sauf avec machin !). Bref, les contacts quoi ! Appelons les choses par leur nom : la SOLITUDE nous pèse. Pas si rare que ça, d’ailleurs ; ses conséquences sur la qualité de vie ont été largement identifiées, étudiées et reconnues depuis des décennies.

Alors pour essayer humblement de palier un tout petit peu au moins à cette situation dans notre environnement le plus proche, le centre ville de Fribourg, l’Espace Existence, a décidé de se mobiliser, et tout en respectant les normes de biosécurité en vigueur, vous a proposé : 4+1.


Une petite action en guise de réponse provisoire à une situation qui dure et qui est « dure ».

L’Espace Existence se trouve sur le boulevard de Pérolles, au numéro 30, dans un ancien et charmant bâtiment des années 1900. Il propose depuis presque deux ans des accompagnements axés sur la philosophie (individuels et/ou collectifs), des discussions thématiques, des ateliers d’éveil à la philosophie pour des enfants, et des permanences philosophiques.

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La Liberté en parle